Pulp.com, contrairement à son nom n'est pas un site internet.
Enfin, si, un peu, dans ce petit espace que vous parcourez à l'instant même, mais Pulp.com, c'est avant tout une revue artistique.
Faite par des habitués du net et par une petite maison d'édition,
Pulp.com se fait la toile.
A la recherche de nouveaux auteurs, peintres, photographes, dessinateurs
qui s'expriment dans le monde virtuel,
ce mag leur offre un espace de publication papier tous les deux mois.
Si vous êtes intéressés, lisez ceci et contactez-nous
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28 septembre 2009
Le concours BD
11 septembre 2009
L'avis des spécialistes
Propos recueillis par Gilonimo, un envoyé spécial,
très très spécial
09 septembre 2009
Ne le répétez pas mais ...
Chuuuutttt...
08 septembre 2009
Concours 3, tout en BD !
04 août 2009
Redémarrage des machines
Après quelques semaines de farniente, les doigts de pieds en éventail pour certains, le regard vaseux sur les touristes qui défilent devant les fenêtres du bureau pour d'autres, l'équipe se remet au travail.
Pour être plus précis, l'équipe se remet plus activement au travail, parce qu'il ne faut pas croire qu'on végète complètement depuis 2 mois ! On gribouille quelques idées, on découvre de nouveaux talents, on envoie les commandes - même parfois à plusieurs reprises -, on répond à des mails, on discute des choses à améliorer et des rubriques à conserver à tout prix.
D'ailleurs, en parlant des choses à améliorer et des rubriques à conserver, nous pouvons déjà vous donner un aperçu de ce qui vous attend dans le prochain numéro à paraitre début septembre. Il y a les désormais classiques : la critique décalée de la trompette sournoise et le petit moment d'innocence d'Eliem, la troisième partie des aventures de tonton Soom et ça va être chaud !, le dessin de bob auquel vient s'ajouter un nouveau participant pour un second dessin de presse, les nouvelles d'outre Atlantique avec le petit billet d'Edmée, et les fulgurantes pensées de Monsieur Monsieur. Edgar Freaks continue ses méditations, et traffic nous refait son cinoche pour une double séance. A cette petite équipe vient s'ajouter un nouveau, mais pas un inconnu pour autant -vous aviez déjà pu le lire dans le 1er numéro- qui s'occupera d'une rubrique à la con (je vous laisse chercher de qui il s'agit, un carambar au premier qui trouve !).
Ce troisième numéro a aussi la particularité d'être un numéro à thème. Nous vous en avions déjà parlé précédemment, il sera axé sur le milieu urbain. Dans cette optique, la plupart des articles suivent un fil conducteur, plus ou moins gros.
La carte banche a été donnée à un slameur et le gagnant du concours développe une scène des rues... curieuse.
Côté graphisme, les pages centrales explorent en photo l'autre côté des murs, et un sacré dessinateur nous donne sa vision du sujet pour la couverture.
Tout ça, plus les nouvelles et les poésies, comme à chaque fois.
Ben dites donc, finalement, on ne se la coule pas aussi douce qu'on le dit, non ? !
19 juillet 2009
Marqués à vie... par les médias
Tout avait bien commencé pourtant : c’est sans doute en chantant et chahutant un peu qu’un groupe d’enfants noirs et latinos s’est rendu à la piscine d’un club de natation non loin de Philadelphie. Un club fréquenté par des blancs. Mais le jardin d’enfants avait obtenu cette permission spéciale pour l’été.
Que s’est-il passé exactement, on ne le saura jamais, mais « quelqu’un » à la peau ivoire aurait demandé à « quelqu’un d’autre » ce que faisaient tous ces petits noirs dans l’eau. Surprise, racisme, curiosité, inquiétude pour ses propres enfants, on ne sait pas, puisque le « quelqu’un » est resté anonyme et ses propos impossibles à prouver. Toujours est-il qu’au lieu de mettre une sourdine à ce commentaire malencontreux, on lui a mis un haut-parleur.
Les TV locales sont arrivées comme un essaim de guêpes, et camionnettes, antennes, spots, techniciens, reporters ont rapidement entouré les victimes. « Tu as des larmes aux yeux, pourquoi ? » demanda perfidement une reporter à un petit noir boudeur et mal à l’aise qui, le front froncé, racontait ce qui s’était passé. Il a alors imité de son mieux un désespoir infini et a dit « parce que je croyais que c’était fini, moi, ces histoires de racisme… »
De télévision en télévision, le volume montait, ne laissant aucune chance aux enfants d’ignorer que, peut-être, quelqu’un avait eu une remarque blessante. L’incident faisait plus de bruit qu’une attaque d’escadrille d’avions. Les médias se délectaient, le visage du petit garçon en larmes passait et repassait sur les écrans. Les parents, interrogés, avaient la fumée qui leur sortait des naseaux. Le manager du club a été renvoyé : il fallait une tête en sacrifice. Et c’est avec des excuses emballées dans du papier d’argent que l’on a demandé aux chères têtes brunes de revenir s’amuser dans la piscine. Mais la réponse fut que non, ils étaient désormais marqués à vie.
Les bien pensants soupirent d’aise. L’honneur des petits noirs est sauf.
Et le germe de la haine a été planté en fanfare.
05 juillet 2009
C'était la fête!
Drôle de fête.
Les magasins étaient ouverts comme toujours – business is business, money is money, right ? Les bois pullulaient de groupes divers – églises de tous bords, scouts, amicales de ceci et cela, écoles etc… - qui faisaient leur barbecue du 4 juillet. Chacun avait ses radios ou son installation de sono, et l’air semblait rebondir au son des percussions. Des ballons multicolores gigotaient partout, et la fumée des offrandes de barbaque montait vers les dieux, qui devaient être contents puisqu’il a enfin fait beau tout le jour.
Et nous, on essayait vainement de trouver un coin de nature paisible pour promener Millie, qui bien qu’Américaine, n’a pour seul souci au monde que de humer les traces du passage d’autres chiens qui ont acidifié les bas-côtés du sentier.
28 juin 2009
Fais dodo, Jacko mon p'tit frère
La mort de Michael Jackson ne m'a pas surprise. En fait je suis même étonnée qu'il ne soit pas mort plus tôt. Elle ne m'a pas émue non plus. Je ne sais pas qui il était, je n'étais pas sensible à ce qu'il faisait, et n'en parlais jamais sinon pour dire qu'il payait bien cher pour ressembler à un monstre.
Je ne sais pas qui il était et certainement ses proches ne regrettent-ils pas la même personne que ses fans, dont je ne faisais pas partie.
J'ai toujours eu pitié de lui, avec une pointe de stuper horrifiée. Mais si je vois les images de ce petit garçon bien noir, avec sa bonne bouille de petit noir et sa couronne de cheveux crépus, si fier de tout ce qu'il savait déjà faire à 10 ans... je me dis qu'il était plus que temps que son rêve éveillé prenne fin, parce qu'en réalité c'était un cauchemard.
Fais dodo, Jacko mon p'tit frère, et ne rêve plus: ce n'était qu'un show.
21 juin 2009
Blogs War
Le 2 novembre 2007 au matin, entre les murs ocres de Perugia – ah, cette vue sur la vallée, les vieilles murailles, les cèdres et cyprès … ah ! la douceur de l’automne en Italie ! – Meredith Kercher, une jeune Anglaise a été retrouvée assassinée dans la chambre de la petite maison qu’elle partageait avec d’autres co-locataires.
Parmi elles, une Américaine, Amanda Knox.
Une accumulation de comportements étranges, de contradictions et mensonges évidents ont fait passer Amanda du statut de témoin à celui d’inculpée – avec Raffaele, son petit ami Italien. Un troisième accusé a été immédiatement accusé et condamné à 30 ans de prison, alors que le procès d’Amanda et Raffaele ne se terminera sans doute qu’à l’automne.
Ce simple énoncé de faits, pas forcément intéressants sauf pour les personnes proches des accusés et de la malheureuse victime, se corse cependant d’une multitude de conséquences qui en font pratiquement un best seller. Les médias américaines, pour la plupart, voient Amanda comme une jeune étudiante blonde aux yeux bleus de la middle class, élevée dans une école jésuite (oui oui, on en est là !) et injustement détenue sans preuves dans un pays arriéré au système judiciaire médiéval et ridicule qui veut sa peau par haine des Américains et férocité barbare. On appelle les consulats, l’opinion publique, le président himself à la rescousse (sans grand succès). La famille a créé un fond de soutien.
Pour l’Italie au contraire, Amanda reste une jolie Américaine blonde aux yeux bleus – et Dieu sait si les Italiens aiment les jolies filles et le proclament – mais habitée par une âme manipulatrice et dangereuse. L’exaspération gronde en lisant l’opinion xénophobe et arrogante des médias américaines quant à leur façon de traiter l’affaire : les interprètes sont mauvais, les juges influencés, les preuves inexistantes ou trafiquées, la police l’a battue au point que dans l’affolement elle a admis n’importe quoi… Deux blogs majeurs ont grandi autour de l’affaire : Amanda est défendue becs et ongles par http://perugia-shock.blogspot.com tandis que http://truejustice.org défend principalement la mémoire de la victime, et ne démord pas de la culpabilité – peut-être partielle, mais culpabilité néanmoins - d’Amanda et Raffaele dont les mensonges ne s’expliqueraient pas autrement.
Les débats sont si passionnés que plusieurs membres et intervenants des deux blogs ont été menacés de représailles pour avoir exprimé leur opinion, que des plaintes ont été déposées à ce propos, et que la ville de Seattle, la ville d’Amanda, est littéralement partagée en deux clans. Et la guerre des blogs est si sonore que les échos en ont atteint les oreilles de l’auteur John Grisham, qui veut en faire le sujet de son prochain best seller !
19 juin 2009
Bonne nouvelle !
Après quelques retards dans les livraisons, Pulp.com parcourt les villes de France, de Navarre, de Belgique et de l'univers pour atterrir dans les boites de ses abonnés.
Puisque vous n'êtes pas responsables du retard, sauf peut-être si vous travaillez à la poste belge, nous reportons la date limite pour le concours jusqu'au 15 juillet.
Les commandes sont toujours ouvertes, même pour le n°1 parce qu'on est vraiment très fort et qu'on ne voudrait pas qu'il manque le premier numéro à votre superbe collection de Pulp.com !






















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